16 Septembre – Projection de films

Faisant suite à la journée de rencontres et de tables rondes, l’après-midi du 16 septembre sera consacrée à la projection de films réalisés par des pensionnaires des trois résidences.
Trois déambulations, errances ou cheminements, qui révèlent une cartographie spécifique : la ville de Rome comme lieu de désœuvrement et d’interrogation, un Portugal entre archaïsme ancestral et catholique et modernité urbaine, et un Japon insoupçonné, élargi à un territoire asiatique du chamanisme et un paysage habité et sensible…

Chaque projection de film sera précédée d’une courte présentation par le réalisateur.

PROGRAMME

14h30

VAE VICTIS (Tests) de 32’ réalisé par Philippe Petit, (Villa Médicis, cinéma, 2016)

Le film de Philippe Petit (Villa Médicis, Cinéma, 2016), Vae Victis, à l’état d’ébauche encore, accompagne l’élaboration d’un scénario, nourrissant l’écriture en la confrontant à une réalité cinématographique. Le sujet rend compte des difficultés d’un paysagiste-jardinier, quadragénaire, qui peine à faire exister son travail de création. Inscrit dans le milieu des jardins et des parcs, le film convoque un univers visuel et sonore dont la réalité est en rupture avec l’image souvent édulcorée qui lui est attachée. C’est autour d’un territoire brut et puissant, à la grande force d’évocation métaphorique que se déploie le combat de Sandor : un personnage ambigu, (interprété par l’auteur-réalisateur) nourri de ténacité et engagé dans un combat qui questionne sa propre nature. Cinéaste, Philippe Petit, formé à l’ESAV - École Supérieure d'Audiovisuel de Toulouse et à l’INSAS - l’Institut Supérieur des Arts de Bruxelles, est auteur et réalisateur de nombreux courts et moyens métrages.

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15h30

Les Chemins de Jorge de 63' un film de Miguel Moraes Cabral de 2013, produit par Leila Films SPRL

Dans un village reculé du Portugal, une flûte se fait entendre au loin dans le paysage brumeux du matin. Une couturière joue avec une paire de ciseaux devant sa porte. La même musique résonne dans les ruelles du centre-ville de Braga. Un boucher attend devant son établissement, un couteau dans chaque main. Un homme apparaît au loin. Il joue d’une flûte de pan et avance lentement au côté de sa moto. Il s’agit de Jorge, aiguiseur de couteaux, qui, depuis deux mois, n’était pas passé par là. Miguel Moraes Cabral (Casa de Velázquez, cinéma, 2016) est cinéaste et ingénieur du son. Il a commencé ses études à Nanterre en Arts du Spectacle pour continuer ensuite son apprentissage à l’École Supérieure de Théâtre et Cinéma de Lisbonne en son et réalisation. Il s'intéresse particulièrement au son pour développer son langage cinématographique. Son dernier film, Os Caminhos de Jorge, a été sélectionné dans de nombreux festivals dont le Doclisboa, le festival de Turin, le Krakow Film Festival.

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17h00

The Ferryman (Le passeur des lieux) de 70' un film de Gilles Delmas, chorégraphié et performé par Damien Jalet avec la participation de Marina Abramovic et de Ryuichi Sakamoto ; avec : Hoshino Fumihiro, Aimilios Arapoglou, Mirai Moriyama, Aakash Odedra, Clara Furey, the ensemble of Sebatu ; Editing : Marc Boyer Coproduction Lardux films, TVM cinéplume, Staatstheater Darmstadt Avec le soutien du CNC et de la région Rhône-Alpes

Le Passeur des lieux propose une exploration cinématographique et chorégraphique des sources animistes des rituels, danse et sculpture, et de leurs survivances actuelles. A travers le voyage du personnage mi-cerf, mi-chasseur (Damien Jalet), le film montre son ascension métaphorique et poétique d’une montagne, symbole de vie et de mort. Filmée dans des paysages d’îles volcaniques telles que Bali, le Japon ou l’Ecosse, mais aussi au Musée du Louvre, la relation ancestrale et complexe de l’homme et de la nature apparaît comme un pont entre mondes visibles et invisibles et est décrite à travers une série de cérémonies, des scènes de danse contemporaine et les mots dits par l’artiste performeuse Marina Abramovic. Onirique et sauvage, oscillant entre archaïsme et contemporain, entre documentaire et fiction, ce film s’appuie également sur la musique du compositeur Ryuichi Sakamoto. Damien Jalet (Villa Kujoyama, Chorégraphie, performance, 2015) a commencé des études de théâtre avant de s’orienter vers la danse contemporaine et de compléter sa formation au Trisha Brown Studio de New York… Il travaille en étroite collaboration avec le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui comme danseur et collabore à la dramaturgie, à la mise en scène et la musique. Artiste plasticien, photographe, réalisateur de films expérimentaux ou documentaires, Gilles Delmas poursuit depuis ses débuts une certaine sensation de l’image, une certaine granularité et plastique qui fait de ses films sur les chorégraphes tout à la fois des objets documentaires et des recherches plastiques .

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