Né à Karachi au Pakistan, Abi Tariq est diplômé de l’Ecole Parsons à Paris (Paris College of Art) et d’un Master du Transart Institute (Berlin / New York). Sa pratique artistique conceptuelle et performative résulte d’une démarche personnelle; Tariq interroge et façonne les lieux, textes, sons et formes pour révéler ci ce n’est se confronter à l’enchevêtrement délicat et complexe entre langage, culture et pouvoir. Dans une démarche presque existentialiste, Tariq questionne les modes classiques – lecture, écriture, parole-  et alternatifs – esthétique, action, participation – de communication. Sa théorie de la “télépathie organique” cherche à décrire ces liens intrinsèques entre mysticisme, absurde et conscience.

Cinq années à Paris lui permettent d’appréhender la langue française, et de faire face à l’anxiété de n’être ni de parler français. De ce surpassement, Tariq développe un travail à trois niveaux de pensées, comme si chaque langue apprise (anglais, ourdou, français) lui dictait inconsciemment différents objectifs, codes et registres destinés à des audiences différentes. Abi Tariq est membre du collectif TBP basé à Karachi, et est sera l’auteur de la publication indépendante issue(s) lors de la Biennale de Karachi 2017.

¡ Viva Villa !

Programmation 

Jeudi 5 octobre – 18h

avec Virgile Fraisse 

la liaison : intricacies of a Paris-Karachi connection.

La Biennale inaugurale de Karachi (du 21 octobre au 5 novembre 2017) a permis à l’artiste français Virgile Fraisse et à l’artiste performeur et middle-man pakistanais Abi Tariq de collectivement (et individuellement) étendre et adapter leurs pratiques artistiques pour le contexte particulier de cette prochaine biennale. Virgile Fraisse développera un nouveau chapitre de sa série de films SEA-ME-WE – traitant spécifiquement du rôle complexe que Karachi joue dans le réseau de câbles de fibre optique sous-marins. À travers une installation et une vente aux enchères performée, il exposera subtilement les histoires, hiérarchies et dépendances cachées au sein du secteur des télécommunications. Comme un point culminant de sa performance intitulée middle-man, Abi Tariq décompose l’idée d’être invisible au sein d’une organisation. Il présentera également des éléments de sa publication indépendante issue(s) qui constitue une réponse critique à cette performance, et à la Biennale de Karachi.