Lucie de Barbuat et Simon Brodbeck

Photographie  Académie de France à Rome – Villa Médicis

Brodbeck & de Barbuat forment un duo d’artistes visuels utilisant la photographie, la vidéo et l’installation. Française et allemand, ils travaillent ensemble depuis 2005 à Paris et sont actuellement pensionnaires de la Villa Médicis, Académie de France à Rome. Diplômés de l’école nationale supérieure de la Photographie d’Arles, leurs images couleurs grand format questionnent la réalité à travers l’exploration des notions de temps et d’espace et leur représentation. Leurs monographies incluent Silent world (Hatje Cantz, 2018) et Vertiges du quotidien (Actes sud, 2010). Brodbeck & de Barbuat ont été récompensés par le Grand Prix de photographie de Vevey, bourse Nestlé (2009), le Prix Hsbc pour la Photographie (2010), le Prix de la Bourse du talent (2010) et le Prix Jeune création (2013).

Leurs travaux ont fait l’objet d’expositions personnelles au FoMu, Musée de la Photographie d’Anvers (2012), à l’Institut français du Japon-Kansai, Osaka (2014), la Chimney New-York, USA (2016) et la Maison européenne de la Photographie (2017), ; et d’expositions collectives incluant les Rencontres de la Photographie à Arles, la Galleria Nazionale d’Arte Moderna e Contemporanea, Rome (2017), l’Arsenale de Vensie, Italie (2016), le Grand Palais, France (2015, 2013), la Kunsthalle Munich, Allemagne (2015), le Centquatre, France (2014), au Kowall and Oddermat projects space, Miami (2014), Musée de Photographie de Thessalonique, Grèce (2013), la Bibliothèque nationale de France et le Festival Images de Vevey en Suisse (2010).

 

Images of Light and dancing Spirits

Images of Light and dancing Spirits forme une série de photographies, suggestions d’espaces, de paysages abstraits et colorés à partir d’une exploration au coeur de matériaux que les artistes apparentent à une démarche plastique et spirituelle :

“Inspiré par une ancienne croyance amérindienne des peuples Kwakiutl interprétant les aurores boréales comme la danse des esprits dans le ciel, chaque image est le résultat d’un voyage avec la caméra dans des matériaux pauvres de la vie de quotidienne. Sable, légumes, feuilles, savon ou cheveux ; toutes ces choses entourant notre quotidien, et dans lesquelles nous recherchons des fragments d’images pour réaliser ensuite des compositions rappelant l’espace infini.”

Douze ans de travail en commun pour ce duo insolite qui prend la photographie comme point de départ d’une réflexion sur l’image. Ils alternent la pratique de la photographie et celle de l’image vivante. Nombreux films ont été tournés avec une caméra pensée pour filmer le textile à une vitesse très lente qui produit un effet comparable (bien que distinct) à celui des films de Mark Lewis. De petites projections d’extraits de films dans les interstices des bâtiments et des allées du jardin Norvins viennent enchanter la déambulation – sorte de spectres mémoriels et poétiques.