Mathieu Peyroulet Ghilini

Design  Villa Kujoyama  2018

Mathieu Peyroulet Ghilini (né en 1983) est diplômé de l’Ensci- Les Ateliers en 2012 avec les félicitations du jury pour son projet “‘ Sophistications”. Basé principalement sur l’histoire du design et de l’architecture, ce travail se concentre sur la notion de sophistication et ses diverses interprétations. Présentée à la Villa Noailles, cette recherche qui donna lieu à 4 trétaux a permis à Peyroulet Ghilini de gagner le Grand Prix du Jury de Design Parade 8 en 2013.

L’année suivante, Peyroulet Ghilini est designer en résidence à Sèvres, Cité de la Céramique ainsi qu’au Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques (CIRVA) à Marseille. Le résultat de cette année de recherche avec le suport de la Villa Noailles a donné lieu à une exposition personnelle en 2014 pour Design Parade 9, puis a voyagé a Passagen Festival de l’IMM Cologne, le festival DDAYS, et l’Espace d’Art Le Moulin à la Valette du Var.

En parallèle de son activité de designer et scénographe, Peyroulet Ghilini a intégré une pratique quotidienne du dessin dans son processus créatif, qu’il s’agisse de croquis de recherche, étape initiale et indispensable dans la réalisation d’un objet, ou de dessins plus evanescents, réflétant une esthétique personnelle, tout en restant dans l’univers du tangible.

En 2017, Mathieu Peyroulet Ghilini est lauréat de la Villa Kujoyama, Résidence de recherche de l’Institut Français à Kyoto. Il y a mené des recherches autour de la laque et la céramique ainsi qu’effectué un inventaire de maisons japonaises.

© portrait Monika Keiler

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À première vue, les photographies et aquarelles de Mathieu Peyroulet Ghilini ne semblent pas être liées les unes aux autres ; pourrait-on même penser qu’elles évoquent même la création de deux personnes différentes. Pourtant au deuxième regard, une corrélation devient lentement inévitable et même irrévocable. Les transparences, les formes ou la matérialité des peintures semblent réinterpréter les particularités des maisons japonaises qu’il a repéré lors de son séjour en 2017 à la Villa Kujoyama. «J’aime beaucoup l’architecture d’un point de vue formel et le principe de la fonction qui dicte la forme, qu’il soit appliqué ou non » explique Peyroulet Ghilini. “Et le Japon pour cela était fascinant car les bâtiments n’entraient pas dans ma grille de lecture. Le prisme moderne – postmoderne occidental ne fonctionnait pas, à première vue on n’y comprends rien.» La structure, la superposition ou de manière plus abstraite l’ambition de chaque architecture s’est révélée comme inventaire qu’il a latentiellement réinterprété dans ses dessins créées lors du même séjour. Le résultat reste abstrait, l’association est faite par qui regarde.

 Andreas Kofler