Mardi 2 octobre

02 octobre  
  • 15h00-16h00   FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur (20, boulevard de Dunkerque – 13002 Marseille)

Conversation “Un autre rapport au livre”
avec Federico Nicolao
un projet en collaboration avec le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur
Le désir de redéfinir les contours de la question du livre a toujours habité l’écrivain et philosophe Federico Nicolao tant dans son enseignement (à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de Paris Cergy et à l’ECAL de Lausanne) que dans sa trajectoire insolite, entre plusieurs langues et plusieurs disciplines, dans l’édition.
Alors que la société éditoriale s’est de plus en plus spectacularisée intensifiant la production de livres selon des critères industriels, le philosophe depuis la fin des années 90 et ses collaborations dans le numérique avec Luc Steels a prôné la cause de l’auto-publication et à partir de sa résidence au début des années 2000 à la Villa Médicis a essayé de refaire du livre dans sa pratique un procédé dialectique et collectif de pensée, passant par des formes singulières de production et diffusion et contribuant par ses collaborations avec les artistes à l’invention de nouveaux possibles.
Parcourant ses collaborations passées avec Hélène Bertin, Laura Erber, Koo Jeong-A, Jérôme Combier, Nico Dockx, Didier Fiuza Faustino, Olivier Kervern, M/M, Jean Sabrier, Raphaël Thierry, Jean-Michel Wicker, Federico Nicolao se penchera sur quelques-uns de ses plus récents projets rendant hommage à ses plus jeunes complices actuelles : Daphné Mookherjee, Gina Proenza, Axelle Stiefel et Agathe Zaerpour discutant avec le public d’édition et d’auto-publication.
Le livre, s’il est conçu comme un support artistique privilégié loin d’une logique consumériste, comme l’ont montré des pionniers tels Lourdes Castro, Emmanuel Hocquard ou Bruno Munari et continuent à le prouver nombre d’artistes contemporains, peut continuer à proposer des modes originaux de rencontre entre l’auteur et ses lecteurs.

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  • CARTE BLANCHE A LA VILLA KUJOYAMA à partir de 16h00
    à la Villa Méditerranée
    – Promenade Robert Lafont (Esplanade du J4) – 13002 Marseille

Avec sept disciplines différentes au programme, la Villa Kujoyama oriente sa carte blanche autour du thème central de la post-résidence. Retour d’expérience, rencontres et spectacles constituent cette soirée. Une invitation particulière est faite aux écoles d’art « L’École(s) du sud ».

  • 16h– 16h45   L’École(s) du Sud

Echange entre directeurs des écoles d’art
Foyers d’une nouvelle génération d’artistes et porteurs d’un rôle fort sur le territoire français et international, les écoles d’art « L’École du Sud », sont invitées à dialoguer sur leurs manières d’innover et de repenser leurs espaces de création.

  • 16h45– 17h30   Focus sur les métiers d’art
    avec Charlotte Fouchet-IshiiSumiko Oe Gottini et Manuela Paul-Cavallier

Depuis 2014, la Villa Kujoyama est ouverte aux métiers d’arts. La présence du festival ¡ Viva Villa ! en région Provence-Alpes-Côte d’Azur est l’occasion de présenter cette spécificité aux acteurs locaux et ainsi de répondre aux questions éventuelles de professionnels.

Du commissariat d’exposition à la bande dessinée, en passant par le design textile et les arts plastiques, ces quatre résidents fraîchement revenus du Japon, racontent l’importance d’une résidence dans leur parcours et témoignent de cette riche expérience interculturelle.

Gikochina-sa est une pièce qui scintille entre deux mondes. Deux cultures de corps aussi éloignées que fascinantes l’une à l’autre. Le Japon. Le monde occidental. Chorégraphe, Mylène Benoit a séjourné au Japon, qu’elle découvre, d’un oeil intégralement neuf. Tout l’y a bouleversée, dans une écriture des gestes, codifiée à l’extrême, vouée à un raffinement de tous les instants. Elle y a rencontré le danseur contemporain Atsushi Heki, également expert dans l’interprétation la plus rigoureuse et scrupuleuse du noble répertoire ancestral du Nichibu. Avec lui, allait s’expérimenter la démarche inverse, qui part d’un langage gestuel ordonné à l’extrême, pour s’y autoriser un chahut progressif de prises de liberté. Du désordre à la rigueur, et réciproquement : Gikochina-sa effectue, jusqu’à l’envoûtement, un chemin qui renouvelle encore les significations contradictoires, et jamais épuisées, du corps en mouvement.

  • 20h30– 21h30     Lecture “Larmes”

Mise en espace – lecture conçue par Thomas Bouvet interprétée par Yann Boudaud.
« Un acteur prendra la parole, saisira à pleins poumons la figure d’un messager, celui du gardien des larmes versées, là, de toute éternité, devant nous. L’Humanité s’est évaporée et la Terre a pleuré. Beaucoup. Ne reste que cet homme seul, cet unique témoin, de toute éternité, pour nous raconter l’histoire des amours qui n’ont pas existé qui n’ont pas vu la douceur des nuits et baisers partagés. Le temps ne s’arrête pas, ne peut pas s’arrêter, tout peut recommencer, la vie soutenue par l’espoir trouve toujours un chemin, se fraie un chemin. Le temps invariablement passe mais différement se ressent selon son état, sa culture, son histoire. »