Mercredi 3 octobre

03 octobre  

En journée

des ateliers sont articulés autour des thématiques de l’exposition comme l’architecture, les frontières, mais également autour de différentes pratiques artistiques comme le dessin, la vidéo, la peinture, le cinéma, la photographie, ou encore la sculpture.

  • Ateliers 10h-12h & 14h-16h

atelier avec Aurélia Frey: ancienne membre de la Casa de Velázquez (2008-2010), la photographe Aurélia Frey après une brève présentation de son travail animera deux ateliers de deux heures autour de la fabrication de cyanotypes : procédé photographique monochrome négatif ancien en vue de créer un petit herbier.

à 10h pour les enfants de 6 à 11 ans

à 14h pour les jeunes de 12 à 16 ans

 

  • 12h Rencontre avec Aurélia Frey : Frontières et passages, entre photographie et littérature à travers deux publications « Calle del Barco » et « Apnée »

Calle del Barco est un livre utopique qui réunit 13 portraits littéraires et photographiques d’un quartier énigmatique de Madrid, entre Chueca et Malasaña. Photographies, citations, textes poétiques se mêlent pour suggérer la vie et l’âme d’une rue à la fois réelle et fantasmée. Fruit de la collaboration entre Nelly Labère, auteur, et Aurélia Frey, photographe, Calle del Barco invite à entrer dans l’imaginaire d’une ville secrète et sensuelle, Madrid.

Apnée – photographies d’Aurélia Frey texte d’Emmelene Landon Aurélia et moi nous baladons sur l’île de Ratonneau, en pleine lumière, à chaque pas des papillons jaunes surgissent des buissons. La blondeur d’Aurélia  reflète le soleil. Nous ne nous sommes pas vues depuis un an, peut-être deux. Nous nous retrouvons sur cette île, dans l’empreinte laissée par ses photos, comme quand on ferme les yeux après avoir regardé le soleil. Une tache. Comment mémoriser une tache ? Comment décrire un éblouissement ? Comment garder l’empreinte d’un éblouissement ? (On arrête de respirer.)

  • 16H30-18h projection de Persepolis réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud [1h35]

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Avec l’instauration de la République islamique débute le temps des « commissaires de la révolution » qui contrôlent tenues et comportem ents. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire. Bientôt, la guerre contre l’Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère. Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l’envoyer en Autriche pour la protéger. À Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l’adolescence, la liberté, les vertiges de l’amour mais aussi l’exil, la solitude et la différence.

Cette phrase écrite en Pelistic dans le langage de Narcisse, sera visible tout au long de l’exposition Viva Villa. Celle- ci sera diffusée par l’intermédiaire des volontaires qui porteront cette inscription sur des tee-shirts. Lors de la marche-performance Eï iria ïl éia du 3 octobre à 18h00 qui débutera à la Villa Méditerranée, les volontaires brandiront des pancartes avec ce slogan, pour rejoindre le FRAC Provence-Alpes- Côte d’Azur à 18h30 et participer à l’activation de la performance Narcisse avia. Cette action qui peut faire écho au fameux I am a Man de 1968 (Grève des éboueurs noirs de Memphis, Tennessee) est un appel à la tolérance et à l’humanité face à son prochain ; cela dans un contexte ou la question de l’accueil des migrants est de plus en plus présente.