Vendredi 5 octobre

05 octobre  

CARTE BLANCHE A L’ACADEMIE DE FRANCE A ROME – VILLA MEDICIS

DOS AU MONDE / Ultime dérive, romaine. Quelques visions de la Villa. Le dépassement des frontières entre les arts. Lecture de quelques poèmes écrits autour de mes errances romaines.

  • 17h-18h   Présentation de la nouvelle promotion des pensionnaires 2018-2019

avec Julia Blondeau, Rebecca Digne, Amalia Finkelstein, Hélène Giannecchini, Lola Gonzàlez et François Hébert, Pauline Lafille, Thomas Lévy-Lasne, Mathieu Lucas, Léonard Martin et Riccardo Venturi

Depuis septembre 2018, seize nouveaux pensionnaires ont été accueillis en résidence à l’Académie de France à Rome – Villa Médicis pour un an. Qu’ils soient plasticiens, compositeurs, architectes, designers, historiens de l’art ou théoriciens leurs projets artistiques se font l’écho de la pratique artistique contemporaine : tous arpentent et questionnent dans leurs productions et recherches différentes disciplines.

  • 18h-19h   Conversation “Porosité interdisciplinaire”
    avec Laurent Bazin, Raphaël Thierry et Alvise Sinivia (anciens pensionnaires de la Villa Médicis )

Laurent Bazin et Alvise Sinivia, anciens pensionnaires de la Villa Médicis, reviennent sur leur expérience en résidence à Rome et questionnent les notions de porosité et de frontières entre les disciplines artistiques.

Laurent Bazin est metteur en scène. Sa pratique se base sur une recherche d’articulation entre le texte et l’image : fausse conférence, thriller médiéval, fable futuriste, ballet visuel, théâtre d’ombres. Chacun de ses spectacles est traversé par la question de notre rapport au voir. Son travail emprunte également de nombreux chemins disciplinaires : performance, réalité virtuelle, roman graphique. Autant de supports pour harceler le sujet et le réinventer sur un plateau de théâtre.

Alvise Sinivia est un artiste protéiforme : pianiste, improvisateur, compositeur et performeur. Ses rencontres avec des artistes de tous horizons jalonnent son parcours (danseurs, chorégraphes, circassiens, vidéastes, peintres et plasticiens) et lui permettent de renouveler constamment son rapport à l’instrument dont il expérimente depuis plusieurs années les paradoxes et limites sonores et physiques.

  • 20h15-20h45  performance de Simon Rouby, ALMAJIR
    en présence de Keziah Jones

Cette performance transdisciplinaire est un satellite d’un travail plus large imaginé en collaboration avec les artistes Qudus Onikeku et Native Maqari : une recherche menée au nord du Nigéria sur l’origine interne des migrations sahéliennes liées à l’envoi d’enfants des campagnes vers les villes pour étudier dans les écoles Coraniques. Ces jeunes garçons sont appelés Almajiris, terme en langue Haussa pour migrant, lui-même dérivé de l’arabe ‘Al muhajir’, de même signification. Ils deviennent fréquemment enfants des rues, parfois mendiants, toujours déracinés. Ici, la présence de l’eau méditerranéenne au pied de la façade de la Villa Méditerranée a inspiré une projection monumentale évoquant la noyade, mais aussi la résilience des hommes et femmes victimes de la crise d’hospitalité européenne actuelle. La performance dansée quant à elle traite du rapport des Almajiris à leur seule propriété: les tablettes de bois destinées à l’apprentissage du Coran.

  • 21.00-22.00 – Concert

Concert du compositeur Aurélien Dumont et de Jennifer Douzenel interprété par l’Ensemble 2e2m

Œuvre-miroir de Naïbes, Baïnes est une pièce dont l’écriture instrumentale s’inscrit dans une suite labyrinthique où objets musicaux et visuels se répondent et résonnent les uns avec les autres.

Ces vidéos sont des instants de réels réduits au cadre d’un seul plan fixe, dans une traque continue d’éphémères moments suspendus où la réalité est transfigurée. La dimension plastique du langage musical, par mises en tensions d’objets, en recèle des potentialités d’échos saisissants. L’élaboration d’une narrativité proche du design sonore donne au silence une place singulière, véritable point de connexion entre sons et images.

Le compositeur s’approprie et propose à la vidéaste les montages formels en fuyant tout rapport illustratif : seuls quelques « débordements » musicaux sur l’image, ou visuels sur la musique, apparaissant comme autant de marqueurs formels et structurants.