Jeudi de la Collection Lambert – 17 octobre

17 octobre  

Le festival ¡ Viva Villa ! s’est emparé des Jeudis de la Collection Lambert en proposant une sélection de performances, de rencontres et de conférences en lien avec l’exposition « La fin des forêts* »

 

Macadam Animal de Olivia Rosenthal et Eryck Abecassis
Performance le jeudi 17 octobre à 19h
Collection Lambert en Avignon
Sur inscription : reservation@collectionlambert.com

Production La Muse en Circuit, MC93 Bobigny, Festival Masnâa et l’Institut français.

Spectacle vidéo, musical et littéraire, Macadam Animal invoque sur le plateau les bêtes (corbeaux hésitants ou termites transgenres) qui accompagnent nos vies citadines. Autant de souvenirs d’une vie sauvage quasi engloutie et rejetée des hommes, invitant à nous interroger sur notre rapport à l’environnement ainsi qu’à notre relation aux autres et à leurs différences.

Olivia Rosenthal est une écrivaine, romancière et dramaturge. Maîtresse de conférences en littérature à l’Université de Paris VIII, elle crée en 2013 avec Lionel Ruffel et Vincent Message, l’une des premières formations de cycle universitaire de création littéraire.

Ses premiers essais, publiés en 1998 aux Editions Champion seront suivis de romans et de pièces pour le théâtre dès 2004. En 2007, elle reçoit le prix Welper-Fondation Laposte et le prix Pierre-Simon « Ethique et réflexion » pour On n’est pas là pour disparaître aux éditions Verticales.

Que font les rennes après Noël, un roman publié en 2011 reçoit le prix du livre Inter, du prix Alexandre Vialatte et du prix Eve-Delacroix. En parallèle, ses interventions dans l’espace public (affichages, fresques ou pièces sonores), se font le témoin d’autant de manières pour elle de renouveler les formes que peut prendre la littérature.

Son projet de résidence à la Villa Kujoyama part de l’évènement dramatique de l’attentat au gaz sarin qui s’est déroulé dans le métro de Tokyo en 1995. Olivia Rosenthal l’envisage comme une manière de réfléchir aux répercussions que le terrorisme produit sur nos vies où il s’agit moins de travailler sur les faits que sur les effets et les restes, les traces visibles et invisibles qu’un événement de cette ampleur peut laisser dans les consciences de ceux qui n’en ont pas été directement les victimes.

Alors que nous sommes quotidiennement exposés à cette menace, choisir un terrain d’investigation et une époque éloignée du centre névralgique de nos terreurs contemporaines permettra de les mettre à distance et de trouver, par la fiction, d’autres mots pour évoquer leurs récurrences.

>> Cette journée sera filmée et photographiée à des fins de promotion du festival. Merci de votre compréhension

La fin des forêts est un titre emprunté à la prochaine création 2020 du chorégraphe Benjamin Bertrand, lauréat de la Villa Kujoyama