Jeudi de la Collection Lambert – 24 octobre

24 octobre  

Le festival ¡ Viva Villa ! s’est emparé des Jeudis de la Collection Lambert en proposant une sélection de performances, de rencontres et de conférences en lien avec l’exposition « La fin des forêts* »

 

« Let Asphalt Flow ! » Robert Smithson à Rome : du modernisme à la porosité
Conférence de Riccardo Venturi le jeudi  24 octobre à 19h
Collection Lambert en Avignon
Sur inscription : reservation@collectionlambert.com

À Cava di Selce, près de Rome, Robert Smithson (1938-1973) réalise Asphalt Rundown, son premier pouring, une sculpture-happening
qui inaugure une nouvelle saison dans sa production ainsi que dans l’histoire de la sculpture. S’agit-il d’un développement radical
des Prigioni de Michel-Ange, où l’art maniériste devient un puissant antidote à Clement Greenberg ? De « entropy made visible »
(Nancy Holt) ; « sedimentation of the mind » (Smithson) ; « some corners of hell » (Carl Andre) ? Ou d’un passage, comme je le suggèrerai, du modernisme à la porosité ?

 

Riccardo Venturi, est historien d’art contemporain et critique. 

Après avoir obtenu un doctorat en histoire de l’art et esthétique à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, il a été Postdoctoral Fellow à la Phillips Collection Center for the Study of Modern Art et à la George Washington University de Washington, et pensionnaire à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) à Paris (2012-2016).

Il a publié notamment Mark Rothko. Lo spazio e la sua disciplina (Electa 2007), Black paintings. Eclissi sul modernismo (Electa 2008) et Passione dell’indifferenza. Francesco Lo Savio (Humboldt Books 2018). Sur Lo Savio, il a également co-organisé la récente rétrospective au MART de Rovereto. Il écrit régulièrement pour “Artforum”, “Alias – Il Manifesto” et www.doppiozero.com.

Son projet mené en résidence à la Villa Médicis intitulé Porosité. La crise du modernisme italien à la lumière de l’Anthropocène se veut une reconsidération de l’art et de la culture visuelle italiens des années 1960 et 1970 à travers la notion de “porosité”, entre humanités visuelles et humanités environnementales.

* La fin des forêts est un titre emprunté à la prochaine création 2020 du chorégraphe Benjamin Bertrand, lauréat de la Villa Kujoyama