Week-end inaugural dimanche 13 octobre 2019

13 octobre  

Entrée libre

Horaires et programme sous réserves de modification

 

Du 12 au 13 octobre, le festival ¡ Viva Villa ! se déploie à travers les espaces de la Collection Lambert avec un programme d’arts vivants afin de témoigner de la vitalité et de la richesse des projets menés en
résidence à Rome, Kyoto ou Madrid.

Qu’ils soient compositeurs, danseurs, écrivains, artistes ou metteurs en scène, les résidents invitent les spectateurs à découvrir leurs recherches, collaborations uniques et œuvres inédites.

 

MUSIQUE

 

Giovanni Bertelli, Bar/bar, 2016,
pour mains de pianiste, 14 min, interprété par Daniele Fasani.

Salle M1, 15h

… et si un barbare, téléporté juste en face d’un piano moderne, devait dompter ce monstre horrible aux dents blanches (et noires) ? Bar/bar met en scène cette image bizarre. En effet, plus qu’un morceau pour piano, il s’agit d’une pièce sur le piano et les pianistes qui vivent dans un espace intermédiaire entre théâtre et musique : un espace où les bornes entre geste et son, ainsi que les limites parmi la dimension visuelle, tactile et sonore, se fondent et s’entrelacent.

 

Giovanni Bertelli, Libro d’inverno, 2008,
pour flûte, 14 min, interprété par Matteo Cesari.

Salle C6, 14h30

Libro d’inverno (Livre d’hiver) représente une sorte de journal intime. La dramaturgie de la pièce se développe à travers un double chemin. D’un côté, on assiste à la construction d’une polyphonie illusoire et cristallisée. De l’autre, ce processus s’accompagne de la transformation des respirations de l’interprète, qui amène à l’émersion d’un court poème de Stefano Lappa.

 

Thierry Machuel, Livre d’Heures IV, 2019,
pour deux accordéons et un cymbalum, 10 min, interprété par l’ensemble C Barré.

SalleC6, 14h45

Après sa résidence kyotoïte, Thierry Machuel présente une pièce sur un sujet approfondi au cours de ses séjours dans les trois villas, Médicis, Velázquez et Kujoyama : Livre d’Heures IV est une expérience sonore de la lumière, présentée pour la première fois en live et dans cette version.

 

Sasha J. Blondeau, « Ils portent en eux un passé qui s’immisce », 2019, pour violon et électronique, 12 min, interprété par Hae-Sun Kang.

Salle C3, 15h30

Commande d’état (aide à l’écriture d’une œuvre
musicale originale) pour le festival Messiaen.

Cette pièce confronte des fragments et travaille certains effets de mémoire pour constituer une forme qui se déploie de façon morcelée et qui, d’une certaine manière, ne se perçoit vraiment qu’à la fin. La partie électronique qui suit le jeu de l’instrumentiste pour adapter son tempo permet à la violoniste d’être libre dans son interprétation temporelle de la partition. L’électronique vient alors faire contrepoint au jeu instrumental et mettre en relief la forme.

 

DANSE

 

Emmanuel Guillaud, Performance dans le cadre de son œuvre I’ll lick the fog off your skin, version 2019 
à la Collection Lambert en Avignon (la forêt des éphèbes), 2018-2019, danse/arts plastiques, 10 min, accompagné du danseur Camille Guyot.

Salle M3, en continu

De récits oubliés du Japon classique, de leur conception du désir comme une force extérieure et bouleversante, est né I’ll lick the fog off your skin, un projet tentaculaire, fait de multiples chorégraphies d’images et de mouvements de corps. Ici est présenté le premier extrait de ce travail au long cours, amené à se déployer dans les années à venir.

 

Camille Mutel, Détails, 2019,
spectacle chorégraphique, 25 min.

Salle C5, 16h

Danseuse et chorégraphe, Camille Mutel interroge la précision du geste entre le sujet et l’objet. Détails est une réflexion performée où la distinction objet/sujet fondée par la philosophie occidentale tente de s’effacer dans le regard du spectateur.

 

THÉÂTRE

 

Simon Moers & Tomoe Kobayashi, Soleil perdu, 2019,
théâtre d’objets, de matières et de mouvements, 20 min.

Salle C2, 16h

Prémices d’une pièce plus longue en cours de création, Soleil Perdu est une forme vivante en trois séquences. Un théâtre d’objets où la violence est convoquée comme geste artistique et met en lumière les dégâts des jeux auxquels s’adonnent des personnages épris de vivre et d’aimer.

 

Frederika Amalia Finkelstein et Julie Benegmos, Après l’oubli, 2018,
théâtre, 45 min. Mise en scène de Julie Benegmos et Marion Coutarel. Interprété par la Compagnie Libre Cours.

Auditorium, 17h

En 2018, Julie Benegmos adapte à la scène l’Oubli, roman de Frederika Amalia Finkelstein, et incarne une jeune femme d’une vingtaine d’années qui tente de dépasser le poids du devoir de mémoire légué par sa famille et qui souhaite « oublier » la Shoah. Par l’évocation de souvenirs et d’anecdotes, la pièce nous fait entrer dans l’intimité d’une vie quotidienne construite autour de la Shoah. Chaque récit partagé, chaque parcelle de vie découverte vient faire écho à la grande Histoire et questionne l’histoire future ; celle que nous construisons ensemble dans le présent.

 

JEUX VIDÉO

 

Christophe Galati, Présentation de Save me Mr Tako, 2014-2018 et Project Himitsu, 2019.

Salle C4, en continu

Premier créateur de jeux vidéo lauréat de la Villa Kujoyama, Christophe Galati s’inspire de l’esthétique et du gameplay rétro des jeux japonais (Game Boy 8bits pour Save me Mr Tako et Game Boy Advance 16bits pour Project Himitsu) pour développer son propre univers. Il y aborde des problématiques contemporaines comme la recherche de la paix entre le peuple des poulpes et des humains.

>> Cette journée sera filmée et photographiée à des fins de promotion du festival. Merci de votre compréhension