Week-end inaugural samedi 12 octobre 2019

12 octobre  

Entrée libre

Horaires et programme sous réserves de modification

 

Du 12 au 13 octobre, le festival ¡ Viva Villa ! se déploie à travers les espaces de la Collection Lambert avec un programme d’arts vivants afin de témoigner de la vitalité et de la richesse des projets menés en résidence à Rome, Kyoto ou Madrid.

Qu’ils soient compositeurs, danseurs, écrivains, artistes ou metteurs en scène, les résidents invitent les spectateurs à découvrir leurs recherches, collaborations uniques et œuvres inédites.

 

 

MUSIQUE

 

Giovanni Bertelli, Libro d’inverno, 2008,
pour flûte, 14 min, interprété par Matteo Cesari.

Salle C6, 15h30

Libro d’inverno (Livre d’hiver) représente une sorte de journal intime. La dramaturgie de la pièce se développe à travers un double chemin. D’un côté, on assiste à la construction d’une polyphonie illusoire et cristallisée. De l’autre, ce processus s’accompagne de la transformation des respirations de l’interprète, qui amène à l’émersion d’un court poème de Stefano Lappa.

Thierry Machuel, Livre d’Heures IV, 2019,
pour deux accordéons et un cymbalum, 10 min, interprété par l’ensemble C Barré.

Salle C6, 14h45

Après sa résidence kyotoïte, Thierry Machuel présente une pièce sur un sujet approfondi au cours de ses séjours dans les trois villas, Médicis, Velázquez et Kujoyama : Livre d’Heures IV est une expérience sonore de la lumière, présentée pour la première fois en live et dans cette version.

Sasha J. Blondeau, « Ils portent en eux un passé qui s’immisce », 2019, pour violon et électronique, 12 min, interprété par Hae-Sun Kang.

Salle C3, 15h45

Commande d’état (aide à l’écriture d’une œuvre
musicale originale) pour le festival Messiaen.

Cette pièce confronte des fragments et travaille certains effets de mémoire pour constituer une forme qui se déploie de façon morcelée et qui, d’une certaine manière, ne se perçoit vraiment qu’à la fin. La partie électronique qui suit le jeu de l’instrumentiste pour adapter son tempo permet à la violoniste d’être libre dans son interprétation temporelle de la partition. L’électronique vient alors faire contrepoint au jeu instrumental et mettre en relief la forme.

Carlos de Castellarnau, Bas-relief, 2016,
pour clarinette basse et électronique, 9 min, interprété par Victor de la Rosa.

Salle C3, 15h30

L’organicité des sculptures en bronze de Joan Miró, notamment celles réalisées dans les années 1970, où l’artiste s’engage dans un travail clairement matiériste, ont servi au compositeur en tant que métaphore visuelle pour cette œuvre. Le caractère monolithique provoqué par le monochromatisme de ces sculptures est compensé – dans un même mouvement – par une étonnante richesse des formes et des textures. Au même titre que d’autres de ses compositions récentes et comme une conséquence de l’influence de la peinture informelle sur son travail, le son électronique a été la matière de base de l’écriture instrumentale de la clarinette.

 

LECTURE/THÉÂTRE

 

Miguel Bonnefoy, Extrait inédit de Les Français au Chili (éd. Rivages, 2020), lecture du premier chapitre du prochain roman, 20 min.

Salle M2ou Salle C1(si intempéries), 14h30

« Toutes les constructions sociales sont des récits. La religion, l’argent, la démocratie, la famille, le capitalisme, l’art : rien n’est plus puissant, plus contagieux, plus résistant qu’un récit. »

Arnaud Rykner, Extraits de Dedans dehors (éd. publie.net, collection ThTr, 2015), lecture-performance de sa deuxième pièce de théâtre, 35-40 min.

Auditorium, 17h

« Un homme, une femme, leur amour brisé, et comment, et dans quelle violence. Dans la fable, l’allégorie de l’amour : ce qui lie et ce qui
sépare, ce qui dans la relation abime et accomplit en soi une vérité et sa douleur. » (A.Maïsetti)

Simon Moers & Tomoe Kobayashi, Soleil perdu, 2019,
théâtre d’objets, de matières et de mouvements, 20 min.

Salle C2, 16h

Prémices d’une pièce plus longue en cours de création, Soleil Perdu est une forme vivante en trois séquences. Un théâtre d’objets où la violence est convoquée comme geste artistique et met en lumière les dégâts des jeux auxquels s’adonnent des personnages épris de vivre et d’aimer.

 

DANSE

 

Emmanuel Guillaud, Performance dans le cadre de son œuvre I’ll lick the fog off your skin, version 2019 
à la Collection Lambert en Avignon (la forêt des éphèbes), 2018-2019, danse/arts plastiques, 10 min, accompagné du danseur Camille Guyot.

De récits oubliés du Japon classique, de leur conception du désir comme une force extérieure et bouleversante, est né I’ll lick the fog off your skin, un projet tentaculaire, fait de multiples chorégraphies d’images et de mouvements de corps. Ici est présenté le premier extrait de ce travail au long cours, amené à se déployer dans les années à venir.

Nach, Beloved Shadows, 2018-2019,
danse, 15-20 min, accompagnée au piano par Koki Nakano.

Salle M3, en continu

Nach propose deux extraits exclusifs de sa prochaine création Beloved Shadows : deux improvisations sur deux compositions inédites du pianiste Koki Nakano. Un solo dans lequel résonnent ses recherches autour du Butō et des représentations du corps de la femme habité par le désir.

Camille Mutel, Détails, 2019,
spectacle chorégraphique, 25 min.

Salle C5, 16h

Danseuse et chorégraphe, Camille Mutel interroge la précision du geste entre le sujet et l’objet. Détails est une réflexion performée où la distinction objet/sujet fondée par la philosophie occidentale tente de s’effacer dans le regard du spectateur.

 

JEUX VIDÉO

 

Christophe Galati,
Présentation de Save me Mr Tako, 2014-2018 et Project Himitsu, 2019.

Salle C4, en continu

Premier créateur de jeux vidéo lauréat de la Villa Kujoyama, Christophe Galati s’inspire de l’esthétique et du gameplay rétro des jeux japonais (Game Boy 8bits pour Save me Mr Tako et Game Boy Advance 16bits pour Project Himitsu) pour développer son propre univers. Il y aborde des problématiques contemporaines comme la recherche de la paix entre le peuple des poulpes et des humains.

>> Cette journée sera filmée et photographiée à des fins de promotion du festival. Merci de votre compréhension