¡ Viva Villa ! au Frac PACA

En pariant sur sa mobilité et son itinérance en France, ¡ Viva Villa ! souhaite établir des connexions avec toutes les initiatives qui s’expriment dans les régions qui l’accueillent, à l’image du FRAC PACA, situé à quelques pas de la Villa Méditérranée qui accueillera certains évenements du festival.

 

Mardi 2 octobre
Un autre rapport au livre
avec Federico Nicolao

15h-16h
conversation

en collaboration avec le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le désir de redéfinir les contours de la question du livre a toujours habité l’écrivain et philosophe Federico Nicolao tant dans son enseignement (à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de Paris Cergy et à l’ECAL de Lausanne) que dans sa trajectoire insolite, entre plusieurs langues et plusieurs disciplines, dans l’édition.

Alors que la société éditoriale s’est de plus en plus spectacularisée intensifiant la production de livres selon des critères industriels, le philosophe depuis la fin des années 90 et ses collaborations dans le numérique avec Luc Steels a prôné la cause de l’auto-publication et à partir de sa résidence au début des années 2000 à la Villa Médicis a essayé de refaire du livre dans sa pratique un procédé dialectique et collectif de pensée, passant par des formes singulières de production et diffusion et contribuant par ses collaborations avec les artistes à l’invention de nouveaux possibles. Parcourant ses collaborations passées avec Hélène Bertin, Laura Erber, Koo Jeong-A, Jérôme Combier, Nico Dockx, Didier Fiuza Faustino, Olivier Kervern, M/M, Jean Sabrier, Raphaël Thierry, Jean-Michel Wicker, Federico Nicolao se penchera sur quelques-uns de ses plus récents projets rendant hommage à ses plus jeunes complices actuelles : Daphné Mookherjee, Gina Proenza, Axelle Stiefel et Agathe Zaerpour discutant avec le public d’édition et d’auto-publication.

Le livre, s’il est conçu comme un support artistique privilégié loin d’une logique consumériste, comme l’ont montré des pionniers tels Lourdes Castro, Emmanuel Hocquard ou Bruno Munari et continuent à le prouver nombre d’artistes contemporains, peut continuer à proposer des modes originaux de rencontre entre l’auteur et ses lecteurs.

 

Mercredi 3 octobre
[Eï iria ïl éia (Je suis ton autre, mon frère) de Moussa Sarr
18h-19h
marche – performance
(départ de la Villa Méditérranée – arrivées au Frac PACA)

en collaboration avec le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur

Cette phrase écrite en Pelistic dans le langage de Narcisse, sera visible tout au long de l’exposition ¡ Viva Villa !. Celleci sera diffusée par l’intermédiaire des volontaires qui porteront cette inscription sur des tee-shirts.

Lors de la marche-performance Eï iria ïl éia du 3 octobre à 18h00 qui débutera à la Villa Méditerranée, les volontaires brandiront des pancartes avec ce slogan, pour rejoindre le FRAC Provence-Alpes- Côte d’Azur à 18h30 et participer à l’activation de la performance Narcisse avia. Cette action qui peut faire écho au fameux I am a Man de 1968 (Grève des éboueurs noirs de Memphis, Tennessee) est un appel à la tolérance et à l’humanité face à son prochain ; cela dans un contexte où la question de l’accueil des migrants est de plus en plus présente.

 

Jeudi 4 octobre

DOS AU MONDE / Troisième dérive, intime
de Boris Bergmann
18h-19h
lecture

un projet en collaboration avec le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur
Expliquer mon projet : références, écueils, espoirs. Puis, lecture de la carte — « ma » dérive marseillaise au sens propre — accompagnée de musique (dérive sonore composée par le musicien marseillais Valère Martin-Roland). Restitution poétique, tentative d’absolu.

« Je ne connais pas Marseille. Je n’y ai jamais mis les pieds. J’y étais la nuit dernière – en rêve – mais c’est à peu près tout. Je vais découvrir Marseille à l’occasion de ¡ Viva Villa ! : une bonne excuse pour une plongée en apnée dans la matière de la ville » .

Samedi 6 octobre
rencontre
Big Bangers, relecture d’une pratique de la destruction avec David De Beyter
rencontre animée par Émilie Flory, commissaire d’exposition indépendante
15h

Depuis quatre ans David De Beyter suit les « Big Bangers », une communauté qui pratique le crash de voitures comme un art de vivre. Dans le cadre du lancement du livre attaché à ce projet DAMAGED INC. édité par RVB Books, le photographe sera présent au FRAC pour une rencontre autour du fanzine assortie d’une projection.